Le festival 2007

LE BILAN

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Spectateurs total
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Séances à Thônes
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Spectateurs scolaire
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Séance en dehors de Thônes

Le fil rouge

Le mot Résister devrait toujours se conjuguer au présent (Lucie Aubrac 1912 - 2007)

Résistances au singulier

Le fil rouge de l’édition 2007 de la manifestation les rencontres du film des résistances, va se tisser sur la base de films où le héros, ou l’héroïne, est souvent seul dans un environnement hostile.
Pour faire valoir son point de vue, son opinion, faire éclater une vérité, lutter et résister face à des situations où les autres sont insensibles, ou étranger au combat mené si souvent dans le souci de l’intérêt général.

Le cinéma est bien un outil d’éducation permettant de porter son regard dans des situations, des coutumes, des obscurantismes, des dominations que l’Humanité ne peut accepter si nous voulons résister à tous les obstacles qui s’imposent au détriment de plus grand nombre pour le confort de quelques uns.

Des continents, des situations, des générations, des époques, des souffrances, des luttes, des résistances, seront ainsi abordés pour que les publics, des plus jeunes au plus anciens, puissent participer à notre démarche qui contribue modestement à éveiller les consciences pour favoriser une tenue de notre humanité.

Michel Caré – Mars 2007

Programmation

Conférences et expositions

Darfour : Le sacrifice des femmes

Photographies de Pierre-Yves Ginet

Description
Cette exposition offre un éventail de photographies légendées portant sur le combat pour la survie des femmes déplacées du Darfour, combat qu’elles payent au prix fort, le viol étant l’arme de guerre numéro un.

La présentation de l’exposition constitue une activité pédagogique pour les jeunes, parfaitement adaptée aux établissements scolaires (lycées, collèges, CFA…) et structures sociales diverses (maisons de quartier, centre social…).

Au Darfour, à l’ouest du Soudan, après des années de conflits larvés entre les nomades - d’ethnies arabes - et les fermiers - d’ethnies africaines, la révolte a explosé. Des groupes rebelles africains ont pris les armes pour lutter contre Khartoum, accusé d’armer les milices Janjaweed, qui pillent et brûlent les villages des paysans africains. Depuis le début de l’insurection, plus d’un million Soudanais d’ethnies africaines, ont été contraints par la force d’abandonner leurs villages et se sont regroupés dans des camps de fortune, au Darfour ou de l’autre côté de la frontière tchadienne. Plus de 70.000 personnes sont mortes. Pour les Nations Unies, le Darfour est aujourd’hui le théâtre de la plus grave crise humanitaire au monde.

Les femmes et les filles ont particulièrement souffert lors des attaques des villages : beaucoup ont été violées lors de ces assauts ; torturées par les forces de sécurité soudanaises, qui les soupçonnaient de soutenir les rebelles ; démunies et souvent seules, pour installer leurs familles dans ces camps. Là, elles ont immédiatement pris en charge la survie des leurs : de l’approvisionnement en eau à la construction et réparation des cahuttes, la plupart des tâches quotidiennes sont effectuées par les femmes. Les semaines passant sans que la situation des déplacés du Darfour ne s’améliore, elles ont relancé quelques bribes d’activités économiques. Dans le camp, de la culture à la vannerie, en passant par la mise en place de petits marchés. Et hors des camps, pour glaner quelques dinars : certaines travaillent sur des chantiers de construction, alors que de tels métiers étaient jusqu’alors réservés aux hommes ; d’autres, les plus nombreuses, marchent chaque jour des heures pour se rendre sur des terres non revendiquées par les nomades Janjaweed, afin de récolter du bois de chauffe ou du fourrage, pour le vendre sur un marché de village. Eloignées des leurs, elles sont alors sans défense. Toutes reportent avoir été menacées par des nomades Janjaweed, lors de ces excursions et nombreuses sont celles qui ont été victimes de violences sexuelles. Malgré ces agressions, elles sont des milliers à quitter leur camp, chaque matin, pour subvenir aux besoins de leur famille.
Les hommes, eux, restent au camp. Peu actifs. Selon les déplacés, s’ils s’aventuraient en-dehors, ils seraient très probablement exécutés par les miliciens.

Aujourd’hui, au Darfour, la violence envers les femmes est l’arme la plus utilisée pour maintenir les populations déplacées dans la terreur. Malgré cela, chaque jour, les habitantes des camps de déplacés s’éloignent des leurs, la peur au ventre, en connaissant les risques encourus. Pour gagner les quelques dinars qui permettront à leur famille de survivre. Jusqu’au lendemain.

Soudan - 2004 - © Pierre-Yves Ginet

Patrick Kolb, président de la FOL 74

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Prêts pour 27 séances en 5 jours ?

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Inauguration des Rencontres

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Débat avec Rémi Mauger, réalisateur de « Paul dans sa vie »

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