Le festival 2012

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Le fil rouge

La 12ème édition aura pour marraine : Marianne CHAUD

Si les femmes ont souvent été à l’honneur dans cette manifestation, 2012 a pour invitée d’honneur une réalisatrice qui a un regard et un talent que nous apprécions beaucoup : sa façon de filmer, de garder une distance et un grand respect de tous les protagonistes de ses films. Ils ne sont pas exhibés mais simplement, témoignent de leurs vies. Le talent de Marianne CHAUD est de leur donner la parole et de nous faire comprendre tous les aléas du quotidien, ici comme ailleurs.

Ces films sont aussi une façon pour nous de comprendre combien la vie peut être rude et comment il faut lutter pour le quotidien et le bien de tous, des enfants comme des anciens. Ici, dans notre fauteuil, nous apprécions la beauté et la grandeur du paysage mais saisissons-nous tous les enjeux, les luttes permanentes pour avoir accès à tous les besoins élémentaires qui nous semblent à nous si souvent évidents et simples ?

Résister, c’est aussi parfois complexe et les sociétés dans lesquelles nous vivons laissent-elles encore des espaces pour que des femmes, des hommes puissent s’engager dans certains régimes autoritaires ? Cela n’était pas possible. Aujourd’hui, dans des pays aux régimes démocratiques, des entreprises très libérales laissent-elles la possibilité de s’opposer ? L’organisation ayant souvent mis en place des gestions du personnel très efficaces, l’espace de pensée et d’agir par soi-même autrement que la rentabilité sans limite demeure-t-il ? Un film comme Margin Call pose parfaitement cet environnement et ce contexte. Au service de l’entreprise en faisant disparaître ma personnalité ! Comment résister et faire valoir mon point de vue ?

L’édition 2012 va tenter de bien rester dans la ligne éditoriale fixée jusqu’à maintenant tout en élargissant le propos et en se questionnant : est-ce possible de résister au présent dans certaines circonstances telles que certaines « sociétés » qui maîtrisent l’art « d’organiser » ?

Les espaces, lieux, temps, univers concentrationnaire, les désirs d’une terre ou de voyages, de liberté seront au cœur de la programmation 2012 comme l’aspiration d’émancipation. Conquérir sa liberté, lutter pour que le « vivre ensemble » soit possible, même si cela est utopique dans bien des situations, seront des thèmes abordés dans des lieux géographiques différents et des situations politiques contrastées mais où la volonté demeure : partager, participer, s’engager, créer un chemin, résister mais aussi dire non aux dictatures, prendre en main son destin, y compris en donnant son sang face à la violence des répressions.

L’organisation et le fonctionnement de la société ou des sociétés, vont être en 2012 un fil rouge de l’édition pour contribuer également à une meilleure compréhension de la place, du rôle de chacun au quotidien.

Comment demeurer citoyen ? Debout ! Eclairé ! Actif et réactif en position de création pour participer à la construction d’un monde meilleur ou le bien commun sera au cœur des préoccupations de tous.


Le 26 Juin 2012
Michel CARE

Programmation

Conférences et expositions

Sur de grandes bâches Des ombres Des paysages

Sur de grandes bâches Des ombres Des paysages

Intervenant : Bruno Vallet, Photographe
Partenaire : Lycée Gabriel Fauré ANNECY


En 2011, 70 jeunes du lycée Gabriel Fauré d’Annecy se lancent dans une aventure mémorielle.
Dans les pas des enfants d’Izieu, ils se retrouvent sur le camp d’internement de Rivesaltes dans les Pyrénées orientales, qui fut un des camps d’internement des juifs étrangers sous le régime de Vichy.
L’objectif est de placer les jeunes en tant que vecteur de la mémoire, comme témoin, comme lien entre le présent qu’ils occupent et le passé qu’ils visitent au travers de lieux, de destins…

À Rivesaltes, les élèves ont expérimenté le Sténopé, écriture lumineuse, signature personnelle.
Chacun a confectionné son outil à l’aide d’une boite à chaussures, scotchée, renfermant un papier photo sensible.
La consigne était simple : trouver LE lieu, trouver l’angle de vue sans pouvoir se vérifier, poser sa boite, imaginer la prise de vue, enlever le scotch de l’obturateur en carton et… attendre…
De deux minutes trente à trente minutes, immobile, dans le vent et la pluie…
Les élèves ont recherché les traces d’un espace qui s’efface…
Une seule photo.
Une seule chance de poser sa signature dans ce lieu.
Un autre espace temps dans lequel la patience est de mise, pour la prise de vue, mais aussi pour la découverte de sa propre photo après le tirage…

« J’ai attendu 12mn sans bouger, sous la pluie et le vent et la sensation a été bizarre, comme vide. » Maya
« Une seule photo que nous voulons tous réussir parfaitement. J’ai alors pris ma tâche au sérieux, j’ai découvert petit à petit les baraques, les chemins, l’atmosphère. J’ai trouvé un endroit ! Assise sur mes mollets, installée sur une plaque mouillée, je suis restée immobile de 15h30 à 16h04, ma boite sur les genoux. La photo que je voulais prendre était une porte de baraque laissant apparaître le mur du fond avec deux trous dus au temps, en amorce un olivier. » Cassandra
« Il pleuvait, il y avait du vent. La prise de vue que j’avais choisi m’obligeait à me placer dans la boue et avec le vent qui soufflait contre moi. J’ai fermé les yeux en espérant que le temps passe plus vite. » Selin
Voici la signature poétique de ces élèves, entre art et témoignage.

Bénédicte Vadon-Goblet, Enseignante

Avant première du film « Elefante Blanco »

Avant première du film « Elefante Blanco »

Intervenant : Le 18/11/2012 à 18h30 à La Turbine Et le 19/11/2012 à 14h au Cinéma Edelweiss, Et le 20/11/2012 à 21h au Parnal
Durée : 02:00

Synopsis et détails : Le « bidonville de la Vierge » dans la banlieue de Buenos Aires. Julian et Nicolas, deux prêtres et amis de longue date, œuvrent pour aider la population. Julian se sert de ses relations politiques pour superviser la construction d'un hôpital. Nicolas le rejoint après l'échec d'un projet qu'il menait dans la jungle, où des forces paramilitaires ont assassiné les habitants. Profondément choqué, il trouve un peu de réconfort auprès de Luciana, une jeune assistante sociale, athée et séduisante. Alors que la foi de Nicolas s'ébranle, les tensions et la violence entre les cartels dans le bidonville augmentent. Quand le ministère ordonne l'arrêt des travaux pour l'hôpital, c'est l'étincelle qui met le feu aux poudres

Avant première du film « No »

Avant première du film « No »

Intervenant : le 20/11/2012 à 10h30 au Cinéma Edelweiss
Durée : 01:55

Synopsis et détails : Chili, 1988 : un référendum doit décider de la prorogation ou non du mandat d'Augusto Pinochet. Le camp du non met en place une campagne publicitaire, choisissant d'axer sa communication sur l'avenir plutôt que sur les attaques contre le dictateur… Sa victoire amorcera la fin du régime Pinochet.

Avant première du film « Dans la Brume »

Avant première du film « Dans la Brume »

Intervenant : Le 12/11/2012 à 14h au Cinéma Edelweiss
Durée : 02:07

Synopsis et détails : Une forêt. Deux résistants. Un homme à abattre, accusé à tort de collaboration. Comment faire un choix moral dans des circonstances où la morale n’existe plus ? Durant la Seconde Guerre mondiale, personne n’est innocent.

Avant première du film « Le Repenti »

Avant première du film « Le Repenti »

Intervenant : Le 14/11/2012 à 20h30 au Cinéma Edelweiss. Et le 16/11/2012 à 20h45 à La Turbine
Durée : 01:27

Synopsis et détails : Algérie région des hauts plateaux. Alors que des groupes d'irréductibles islamistes continuent à semer la terreur, Rachid, un jeune jihadiste quitte la montagne et regagne son village. Selon la loi de « pardon et de concorde nationale », il doit se rendre à la police et restituer son arme. Il bénéficie alors d'une amnistie et devient « repenti ». Mais la loi ne peut effacer les crimes et pour Rachid s'engage (alors) un voyage sans issue où s'enchevêtrent (se mêlent) la violence, le secret, la manipulation.

Avant première du film « Une Enfance Clandestine »

Avant première du film « Une Enfance Clandestine »

Intervenant : Le 16 novembre à 20h30 au Cinéma Edelweiss et le 18/11/2012 à 20h45 à la Turbine
Durée : 01:52

Synopsis et détails : Argentine, 1979. Juan, 12 ans, et sa famille reviennent à Buenos Aires sous une fausse identité après des années d’exil. Les parents de Juan et son oncle Beto sont membres de l’organisation Montoneros, en lutte contre la junte militaire au pouvoir qui les traque sans relâche. Pour tous ses amis à l’école et pour Maria dont il est amoureux, Juan se prénomme Ernesto. Il ne doit pas l’oublier, le moindre écart peut être fatal à toute sa famille. C’est une histoire de militantisme, de clandestinité et d’amour. L’histoire d’une enfance clandestine.

« La Nuit Nomade » et « Himalaya, la Terre des Femmes »

« La Nuit Nomade » et « Himalaya, la Terre des Femmes »

Intervenant : Marianne Chaud
- Le 13 novembre 2012 à 15h45 et à 20h30 au Cinéma Edelweiss
- Le 14 novembre à 19h et à 21h au Parnal
- Le 15 novembre 2012 à 17h45 et à 20h45 à St Genix/Guiers
- Le 16 novembre à 18h30 et à 20h30 à Challes les Eaux
Durée : 04:45

La Nuit Nomade : C’est peut-être la dernière migration pour Tundup, la fin de sa vie nomade sur les hauts plateaux himalayens. Quand les marchands arriveront, Tundup et les siens devront choisir : vendre leur troupeau, abandonner leurs terres et partir à la ville comme tant d’autres avant eux, ou rester au Karnak. Où seront-ils le plus heureux ? A 4500 mètres d’altitude, dans un décor lunaire où le ciel se mêle à l’immensité minérale, la réalisatrice Marianne Chaud a filmé les déplacements de ces derniers nomades. Immergée de longs mois dans leur communauté, parlant leur langue, elle a placé sa caméra au plus près de leurs voix et de leurs gestes, offrant aux spectateurs des rencontres d’une rare intimité. Autant que la splendeur des paysages, l’extrême rudesse des conditions de vie ou l’émotion partagée avec ces nomades, c’est cette proximité qui crée la magie du film. Himalaya, la Terre des Femmes : A près de 4000 mètres d’altitude, dans un décor aride de barres rocheuses et de montagnes dénudées, le village de Sking est l’un des plus isolés de la région himalayenne du Zanskar. Ici, les habitants dépendent entièrement du travail de la terre. Avant l’arrivée de l’hiver, ils doivent récolter et engranger toutes leurs subsistances de l’année. L’été est court, l’hiver interminable. Ce sont essentiellement les femmes qui prennent en charge les récoltes. Qu’elles soient jeunes ou vieilles, elles travaillent sans relâche, de l’aube au soir, dans l’urgence de l’arrivée de l’hiver. Filmé en caméra subjective par une jeune ethnologue, « Himalaya, la terre des femmes » propose une immersion sensible et poétique dans l’univers de quatre générations de femmes pendant la saison des moissons. Nous partageons de façon intime leur quotidien, attendant avec l’une le retour d’un mari, goûtant l’ennui et la solitude d’une autre, s’attendrissant aux jeux des plus jeunes, assistant aux derniers jours de l’aïeule. Nous nous attachons à elles, et tout ce qu’elles sont nous ramène à ce que nous sommes.

avant première du film « Djeca Enfants de Sarajevo »

avant première du film « Djeca Enfants de Sarajevo »

Intervenant : le 18/11/2012 à 18h30 au Cinéma Edelweiss
Durée : 01:30

Synopsis et détails : Rahima, 23 ans, et son frère Nedim, 14 ans, sont des orphelins de la guerre de Bosnie. Ils vivent à Sarajevo, dans cette société transitoire qui a perdu toute compassion pour les enfants de ceux qui sont morts pendant le siège de la ville. Après une adolescence délinquante, Rahima a trouvé un réconfort dans l’Islam, elle espère que Nedim suivra ses pas. Tout se complique le jour où à l’école, celui-ci se bat avec le fils d’un puissant ministre du pays. Cet incident déclenche une série d’événements qui conduiront Rahima à découvrir la double vie de son jeune frère...

Avant première du film « Les Invisibles »

Avant première du film « Les Invisibles »

Intervenant : Le 14/11/2012 à 20h30 à l'Auditorium de Seynod Et le 15/11/2012 à 20h30 au Cinéma Edelweiss. Et le 16/11/2012 à 20h30 à St-Jorioz
Durée : 01:55

Synopsis et détails : Des hommes et des femmes, nés dans l'entre-deux-guerres. Ils n'ont aucun point commun sinon d'être homosexuels et d'avoir choisi de le vivre au grand jour, à une époque où la société les rejetait. Ils ont aimé, lutté, désiré, fait l'amour. Aujourd'hui, ils racontent ce que fut cette vie insoumise, partagée entre la volonté de rester des gens comme les autres et l'obligation de s'inventer une liberté pour s'épanouir. Ils n'ont eu peur de rien…

Débat autour du film « Margin Call »

Débat autour du film « Margin Call »

Intervenant : Avec le CCFD-Terre Solidaire. En présence de Jean-Noël Hyacinthe, à 20h30 au Cinéma Edelweiss.

Organisme chrétien qui a pour mission de faire vivre la solidarité entre les peuples, le CCFD-Terre Solidaire soutient le film de « Margin Call » qui aborde les mécanismes et les conséquences de la crise financière. La finance aujourd'hui danse sur un volcan et répercute directement ses effets en Europe mais aussi sur les pays pauvres. Depuis 2005, le CCFD-Terre Solidaire dénonce l'évasion fiscale et agit pour une meilleure régulation de la finance. Synopsis et détails : Pour survivre à Wall Street, sois le premier, le meilleur ou triche. La dernière nuit d’une équipe de traders, avant le crash. Pour sauver leur peau, un seul moyen : ruiner les autres…

« Ne pas s'avouer vaincu »

« Ne pas s'avouer vaincu »

Intervenant : Susana Arbizu et Hervé Belin
- Le 17/11/2012 à 18h à La Turbine
- Le 18/11/2012 à 15h30 au Cinéma Edelweiss, et à 20h30 à l'Auditorium de Seynod.
Durée : 01:30

Synopsis et détails : Exilé républicain à Bobigny, Daniel Serrano, aujourd’hui âgé de 91 ans, se bat depuis son pavillon de banlieue pour réhabiliter la mémoire de son frère Eudaldo, fusillé en 1941 à l’issue de la guerre civile espagnole. Malgré les démarches répétées de Daniel, la figure de ce frère, maire-adjoint du Front populaire, n’est toujours pas reconnue dans ce village tolédan où la mairie socialiste se refuse aussi à débaptiser les rues et édifices publics qui exhibent encore une toponymie franquiste. Au fil des objets que Daniel commente ou des réunions auxquelles il participe, le souvenir de ce frère porté disparu remonte à la surface. Un univers mental se dessine fait de juxtapositions et de glissements entre l’Espagne de 36 et celle d’aujourd’hui, où nombre de réticences freinent encore le rétablissement de la mémoire dont cet homme est porteur. Las d’essuyer les refus, exaspéré par la passivité des autorités espagnoles, Daniel décide finalement d’agir seul. Sa lutte est avant tout le combat d\'un homme au seuil de la mort qui, malgré la crise idéologique du moment, les pactes de silence et d\'oubli qui caractérisent l\'Espagne contemporaine, a décidé de ne pas s\'avouer vaincu.

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